
Un corps sain…
Oui, ça parait tomber sous le sens mais la pratique de la course à pied a, entre autres choses, le mérite de solliciter notre cœur et nos muscles, au même titre que toutes les pratiques sportives. Un cœur régulièrement sollicité se musclera au fur et à mesure de vos sessions et un cœur plus musclé participe d’une meilleure santé cardiovasculaire. Et un cœur plus musclé permet par exemple une meilleure résistance aux maladies…
Les exemples de bienfaits sur la santé physique sont pléthoriques ; un tour sur la toile ne fera que souligner ce constat. La plupart des publications issues de la littérature scientifique indiquent que le pratique de la course à pied réduirait les risques de mort prématurée d’environ 25 à 40 %, pour un allongement de l’espérance de vie de 3 ans en moyenne, en comparaison d’une population de non-coureurs. Bien sûr, il n’y a pas que le running : d’autres activités physiques peuvent aussi se targuer de bénéfices assez similaires.
Évidemment, la rapport bénéfices pour la santé ne progresse pas indéfiniment et proportionnellement en fonction de l’intensité de la pratique. Le coureur, quel qu’il soit doit savoir aussi écouter son corps et ne pas trop le surmener. Le repos fait par ailleurs partie de toute préparation physique, tout plan d’entraînement.
…dans un esprit sain.
Comme on a coutume de dire, c’est bon pour le moral. Que l’on analyse les fonctions chimiques induites par la course à pied, comme la sécrétion d’endorphines ou que l’on s’attache plus à ses vertus psychologiques, nous sommes unanimes : la course à pied, c’est bon pour le moral. Ce constat ne se vérifie toutefois que sous certaines conditions : que sa pratique soit équilibrée, acceptée et non subie.

Point trop n’en faut !
Rappelons que la course à pied est une activité « traumatisante » au sens où elle impose aux corps (muscles, articulations et os) des traumatismes significatifs répétés. Pour une cadence de course de 180 pas par minute, en admettant un marathon bouclé en 4 h de temps, le nombre de pas et donc d’impacts au sol est tout de même de 43 200. Avec une force verticale qui peut atteindre plus de 3 fois le poids de corps, gageons que ce n’est pas rien !

