Course à pied : les bienfaits et les risques

Cela n'échappe à personne : la course à pied, par sa simplicité et les bienfaits qu'elle apporte, est de plus en plus pratiquée. Même des personnes de prime abord peu enclines au sport en découvrent peu à peu toutes les subtilités. Mais quels sont vraiment les bienfaits que l'on peut retirer de la course à pied ? Pourrait-elle carrément nous rendre plus heureux ? Et n'y a-t-il pas plus de risques à sortir courir que de rester confortablement assis chez soi ? Nous faisons le point sur ces thématiques.

Les bienfaits pour la santé physique et mentale

Depuis quelques années, les médecins sont incités à prescrire à leurs patients un des meilleurs médicaments du monde : bouger plus. La course à pied est ainsi une des activités souvent recommandée. Concrètement, quels gains peut-on en tirer pour notre santé ? Voici les principaux.

1/ Moins de risques cardio-vasculaire

Cela signifie que vous avez moins de risque de faire un infarctus, un AVC ou d'avoir d'autres problèmes cardiaques si vous courez. Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que la course à pied réduit le taux de mauvais cholestérol dans votre sang, stimule votre système immunitaire et contrôle votre poids. Toutes ces choses sont bénéfiques pour vos artères et votre cœur.
Une bonne nouvelle de plus ? Même les personnes qui courent seulement 50 minutes par semaine à une cadence de moins de 8 km/h ont jusqu'à 30 % de risque en moins de mourir d'une maladie cardiovasculaire que celles qui ne courent pas. (Source : British Journal of Sports Medecine - BMJ 2019)

2/ Une plus grande espérance de vie

En fait, la course à pied n'est pas bonne que pour le cœur. Les personnes qui courent régulièrement, même à faible intensité et peu longtemps, vivent plus longtemps que les autres. La mortalité, quelle que soit sa cause (une maladie, un accident, un cancer, etc) est diminuée de 27 % chez une personne qui court, même peu souvent. (Source : British Journal of Sports Medecine - BMJ 2019)

3/ Un meilleur moral

Vous aussi, vous avez déjà connu ce petit boost d'endorphine après avoir couru, qui nous fait nous sentir si bien ? Les hormones sécrétées durant les séances de course à pied ont un effet positif à court et à long terme sur notre moral. Quand on court, on a moins de risque de souffrir de dépression, de stress ou d'anxiété. (Source : International Journal of Law and Psychiatry 2016)

Les runners sont-ils plus heureux ?

Si la course à pied a un effet si positif sur tant de paramètres de notre santé, les runners sont-ils plus heureux que les autres ? En d'autres termes, la course à pied peut-elle nous faire plus apprécier notre vie ? Il n'y a pas d'études qui regardent scrupuleusement ce paramètre. Mais au vu des effets positifs sur la santé physique et mentale, il est tout à fait raisonnable de penser que le running rend plus heureux.

Plusieurs choses peuvent expliquer une meilleure qualité de vie chez les runners :
- le plaisir immédiat de l'activité, qui délivre des hormones dont notre corps raffole ;
- les effets à plus long terme de ces hormones ;
- les interactions sociales que le running suscite.

On sait en effet que le simple fait de faire 30 minutes de course à pied par semaine, pendant 3 semaines, peut avoir un effet positif sur notre humeur, notre qualité de sommeil ou encore notre concentration. C'est en tout cas le cas chez les adolescents. (Source : Journal of Adolescent Health 2012)

Enfin, même si le running et l'athlétisme sont souvent classés dans la catégorie des "sports individuels", dans la pratique, les choses sont différentes. Aller courir, en salle ou dehors, c'est augmenter ses chances de rencontrer de nouvelles personnes. On peut aussi tout à fait décider d'aller faire un jogging en papotant avec des amis. Courir, c'est donc aussi entretenir ou développer son réseau social. Et avoir un réseau social que l'on trouve bien fourni, c'est une des clés majeurs du bonheur. (Source : European Journal of Physiotherapy 2015)

Les petits risques de la course à pied

Exposer les bénéfices de la course à pied, c'est bien. Mais ne pas glorifier à outrance ce sport, c'est encore mieux. Il est bon avant de se lancer ou de perdurer dans cette activité d'en connaître aussi les risques associés.

Quels sont donc ces risques ? Vous les devinez sûrement : il s'agit du risque de blessure. Le running est un sport d'impacts répétés, plus que le vélo par exemple. Une personne qui court par rapport à une personne qui ne fait pas de sport ou qui fait un sport porté (tel que le vélo ou la natation) a donc plus de chances d'avoir des blessures telles que des tendinopathies (tendinites), des périostites ou des déchirures musculaires.

Cependant, dans la plus grande majorité des cas, c'est une activité excessive et trop brutale de la course à pied qui est responsable de blessures. Une personne qui augmente petit à petit sa charge d'activité et qui sait s'arrêter et reprendre très progressivement la course à pied à la moindre douleur, aura bien moins de risque d'être concernée par ces maux de sportifs.