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Gwladys Lemoussu annonce sa retraite après trois Jeux paralympiques

La paratriathlète Gwladys Lemoussu, licenciée à Saint-Jean-de-Monts, a couru pour la dernière fois en professionnelle le 25 octobre 2026. Elle arrête après 12 ans de haut niveau et trois Jeux paralympiques. La course à pied reste dans ses projets : elle envisage le trail avec une amie, sans objectif de chrono.

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Publié le 3 min de lecture

Triathlètes à vélo lors du triathlon de Swansea, au pays de Galles, en 2016
Photo : john bristow / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0
Sommaire · 5 parties

En bref

  • Gwladys Lemoussu a couru sa dernière épreuve professionnelle le 25 octobre 2026
  • Elle arrête après 12 ans de haut niveau et trois Jeux paralympiques
  • Médaillée à Rio en 2016, elle retient surtout sa remontée en course à pied
  • Elle envisage le trail avec une amie, sans objectif de chrono

Une dernière course le 25 octobre

Gwladys Lemoussu, paratriathlète licenciée à Saint-Jean-de-Monts, a disputé sa dernière course de triathlète professionnelle le 25 octobre 2026. Elle met fin à 12 ans de sport de haut niveau, marqués par trois participations aux Jeux paralympiques.

Son palmarès dépasse le cadre des Jeux. Elle a été médaillée deux fois aux championnats du monde et à six reprises aux championnats d'Europe. Pour la suite, Gwladys Lemoussu résume sa priorité en une phrase : « Je vais profiter et souffler. »

Le palmarès en chiffres

Années de haut niveau
12 ans
Médailles aux championnats du monde
2
Médailles aux championnats d'Europe
6

D’un relais à La Baule à l’équipe de France

Son entrée dans la discipline passe par l'eau. Elle nageait alors en handisport dans un club, qui a proposé à ses membres de participer à un triathlon en relais. Elle s'est chargée de la natation.

Elle a ensuite bouclé son premier triathlon à La Baule, avec le club de Saint-Jean-de-Monts. Selon son récit, son équipement était sommaire : une ancienne combinaison de surf peu étanche, un vélo mal adapté et des chaussures de course usées. Satisfaite à l'arrivée, elle a voulu recommencer et a pris une licence en 2012.

L'objectif paralympique apparaît en 2014, lorsqu'elle intègre l'équipe de France en vue des championnats d'Europe. Jusqu'en mars 2016, elle travaillait chez Decathlon. On lui a ensuite proposé d'intégrer l'armée.

Rio, Tokyo, Paris : trois Jeux, trois histoires

Aux Jeux de Rio en 2016, elle repart médaillée. Le souvenir qu'elle cite en premier tient à sa remontée lors de la course à pied, conclue devant l'estrade de ses supporters.

Tokyo lui laisse une autre impression. Elle décrit des Jeux particuliers à cause du Covid, sans spectateurs, avec le port du masque et l'isolement. Sa 6e place l'a déçue.

À Paris, elle a apprécié l'ambiance et a participé pour la première fois à la cérémonie d'ouverture. Sa mère est décédée juste avant sa course.

Une carrière en dates

  1. 2012Licence prise après un premier triathlon à La Baule
  2. 2014Intégration en équipe de France avant les championnats d’Europe
  3. 2016Médaille aux Jeux de Rio
  4. 2025Qualification pour les finales mondiales d’Ironman 70.3 à Nice
  5. 25 octobre 2026Dernière course en professionnelle
  6. Février 2027Fin de son contrat avec l’armée

Deux saisons difficiles et les raisons d’un arrêt

En 2025, elle a perdu son père. La même année, elle s'était qualifiée pour les finales des championnats du monde d'Ironman 70.3, organisées à Nice en 2026.

Elle avance plusieurs raisons à son arrêt. La difficulté physique en fait partie. Après les Jeux, la plupart de ses partenaires sont partis, et son contrat avec l'armée prend fin en février 2027.

Le trail pour le plaisir et la transmission

La course à pied ne disparaît pas de son quotidien. Elle envisage de se lancer dans le trail avec une amie. Elle dit ne plus vouloir lutter contre le chrono et préférer partager.

Elle a aussi créé une auto-entreprise pour intervenir dans les entreprises et les écoles. Elle l'avait déjà fait par le passé, mais son planning d'athlète rendait ces interventions compliquées.

Aux jeunes en situation de handicap qui voudraient viser le haut niveau, elle conseille d'abord de prendre du plaisir. Elle insiste sur l'importance de bien s'entourer. Elle invite aussi à ne pas hésiter à se tourner vers les clubs.

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Signé par

  • La rédaction Runagora

    Rédaction de Runagora

    La rédaction de Runagora signe les guides pratiques du site, sur route comme en trail, du choix des chaussures à l’entraînement.

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