Mon premier semi-marathon à 800 km de chez moi par Mathilde

Le Mont Saint-Michel, beauté légendaire et fascinante, fut l’arrivée de mon premier très gros challenge running : le semi-marathon d’Avranches labellisé Run In Mont Saint-Michel.

Habitante du sud-ouest de la France, j’aurai pu choisir d’autres lieux beaucoup plus proches et tout aussi fabuleux. Mais non ! Histoire de me compliquer un peu plus la tâche, j’ai fait presque 8h de voiture la veille du D-DAY pour affronter ces 21,097KM. Et j’en reviens heureuse, satisfaite et plus encore…

Mathilde à l'arrivée du semi-martahon du Mont Saint-Michel

Le choix du lieu…

Crustacés, beurre salé, et crêpes, « this is why we run », non ? Alors, oui j’assume complètement mon choix de lieu de course en fonction de la gastronomie dont je profiterais après l’effort. C’est une de mes sources de motivation principales avec la beauté du lieu et ses énergies positives. J’avais un souvenir savoureux de cet endroit visité quelques années auparavant, pour son côté mystique et grandiose : un rocher tributaire des marées où la vie s’est organisée depuis des décennies. Belle métaphore de la vie et de l’effort sportif à mon sens. Même dans la difficulté, il y a toujours des passerelles pour s’en sortir, pour apprivoiser la difficulté, et en faire son meilleur allié.

Voilà ce qui m’a poussé à me dépasser sur cette course et pas une autre car prendre le temps de choisir le lieu de son objectif sportif est autant motivant que le défi en lui-même car complémentaire !

Le choix de la (non)- préparation …

Néo-runneuse à majorité traileuse depuis trois ans maintenant, je pensais au semi-marathon depuis mon premier 10KM. C’était une sorte de graal, de revanche pour moi que de conclure ces 21,097Km. Même si je préfère largement le trail et les courses natures aujourd’hui (et ce semi-marathon me l’a encore rappelé), j’ai voulu aller au bout de ce rêve. Sauf que…

Sauf que je me suis blessée, essentiellement au genou l’année passée et je n’ai pas couru pendant presque cinq mois, et c’est long cinq mois, très long… A peine remise, en début d’année 2018, j’ai voulu m’astreindre à une préparation d’enfer, je me suis également inscrite en club d’athlétisme pour pouvoir progresser. Bref j’ai vu les choses en grand et seul le temps n’était pas au rendez-vous. Le temps de s’entraîner et de dormir essentiellement à cause de ma vie professionnelle qui n’est pas de tout repos et qui m’a fait voyager toute cette première partie de 2018. Alors au lieu de commencer quelque chose que je ne pourrais pas finir et qui me frustrerait, j’ai suivi un plan « freestyle ».

Késako ? Je fais ce que je veux, quand je peux, avec le maximum de motivation. Tant pis pour un espoir de chrono, cela ne m’intéresse pas.

Alors durant quasiment deux mois avant la course, j’ai commencé par rééquilibrer mon alimentation (qui est déjà plutôt saine, de base), faire une séance de fractionné par semaine si ma fatigue n’était pas trop prenante, reprendre le VTT et profiter des beaux sentiers de ma campagne et courir en endurance fondamentale en trail une fois par semaine également, (pour commencer à préparer mon autre échéance sportive : le Trail de Gavarnie), tester mes nouvelles gazelles (New Balance NYC Marathon Edition), faire 30 minutes de renforcement musculaire trois fois par semaine et surtout trouver du temps pour dormir et être en forme !

Ce n’est certes pas l’entraînement rêvé des coachs et autres préparateurs sportifs, mais c’est celui que j’ai fait et je ne cherche pas à m’en vouloir.

Cette course était très belle, avec un beau départ depuis la ville d’Avranches, un parcours roulant avec quelques relances et faux plat montant. Le plus dur à gérer sur cette course, c’était, je pense, pour l’édition 2018 la chaleur. J’en ai souffert après le kilomètre 15 alors que j’avais commencé à boire très tôt. Mais c’est ainsi, j’ai commencé à marcher, à me réhydrater correctement jusqu’au kilomètre 19 en alternant marche et course. L’objectif était en vue et je commençais à me sentir délivrée de voir ce gigantesque Mont se profiler devant moi.

Les derniers kilomètres n’étaient que du plaisir, une sensation de libération s’est emparée de mon esprit et j’avais encore plus hâte d’arriver en voyant les finishers repartir en sens inverse du parcours, la médaille au cou.

Final en 2H35, pas peu fière de cette course !

Le choix des équipements…

 

Pour ces 21,097KM, j’avais fait le choix de mes équipements chouchous (pour certains il est possible de voir mon avis sur runagora) :

  • Chaussures New Balance NYC Marathon Edition W860V8

Très bon choix de chaussures pour ce type de course, adaptées à ma foulée. Elles manquent néanmoins d’un peu de dynamisme.

 

  • Chaussette X-SOCKS Speed one

Jamais sans mes X-SOCKS. Je n’ai pas trouvé mieux pour l’instant que ce soit en trail ou sur bitume. Zéro ampoule, tout ce qu’on peut demander à une chaussette pour courir.

  • Brassière et débardeur Undiz Training

 

  • Camel back Pulse Oxsitis

Clairement pas le meilleur choix, c’est un sac fait pour le trail et non pour ce type d’événement. Le poids est important pour ces courses, et j’ai fait une erreur en ne prévoyant pas plus léger.

 

Si je dois retenir une seule chose de cette première expérience en semi-marathon, c’est que j’ai pris du plaisir, et c’est bien pour cela que je cours. Exit la performance que beaucoup recherche et que je respecte et félicite. Mais sans préparation spécifique je ne pouvais espérer faire mieux. Cette expérience m’a également rappelé que je préférais le trail qui est beaucoup moins monotone à mon sens. Mais pour le savoir il faut oser et tenter. Merci le sport de nous permettre le dépassement de soi !

 

Mathilde – @locachiquiiiita_on_track – rédacteur bénévole et membre de runagora.